Debout trop tôt, la ville paresse dans une torpeur propre aux jours gris, jours de pluie,hier l'Auvergne a retrouvé Glasgow à Paris, on part visiter...mais tout est encore fermé!Tant pis, café?!
Un étage, puis deux, puis 56, les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur une brume parisienne blanchâtre, tout semble endormi, calme, paisible, Paris? vous êtes sûrs?! A chaque pas, découverte d'un des symboles de notre capitale, à droite le Sacré-Coeur, à gauche l'Arc de Triomphe, devant nous la Tour Eiffel, des hauteurs du MontParnasse, nous admirons et devinons ce qui fait venir les touristes si haut dans les nuages...Paris la légendaire, la mythique, et nous! 59ème étage, le vent souffle fort, la brume ne se dissipe pas...continuons!
Escaliers interminables, couloirs sans fin, nous nous enfonçons dans les profondeurs métropolitaines direction le Jardin des Plantes et plus particulièrement le Musée d'Histoire Naturelle! Ballade près des parterres sans couleur, des arbres centenaires sans feuille...et le printemps alors? il pleut! Croyez moi ou pas mais j'ai visité le musée de la paléontologie et malgré ma profonde ignorance en la matière, je me suis bien amusée! C'était...surprenant! Cela dit, ce musée a besoin de retrouver une nouvelle jeunesse, un coup de plumeau ne ferait pas de mal!Mais c'était sympa!
Nous avons continué notre promenade souterraine jusqu'à la place des Invalides.Visite de la pompeuse église du Dôme: ses marbres, ses colonnes, ses dorures, tout est prestige, gloire et richesse...souvenir d'une France impériale révolue figée dans la démesure à l'image du tombeau de Napoléon III, impressionnant malgré tout! Et puis visite du musée de l'armée, promenade dans les deux guerres, introspection sur la défaite de 1870, avancée pas à pas dans les pourquoi? les comment? les oh secours... Je pense que chacun peut trouver son compte dans ses salles: les armes, les textes, les tenues, les récits populaires...à chacun son chemin pour comprendre. Malheureusement, les portes se referment trop tôt!
Les gouttes de pluie battent le pavé, courons, réfugions-nous dans un endroit un peu trop standing pour nous mais qu'importe! La lumière se fait belle, les nuages s'effacent et la ville se dore, nous marchons sur les quais inondés jusqu'à l'embarquadère envahit pas des japonais (ou chinois?!) et partons voguer sur une Seine en crue au coucher du soleil. Le bateau-mouche avance doucement, les monuments fatigués étalent toute leur prestance devant les flashs admiratifs compulsifs et puis le soleil tombe et empourpre les pierres usées. Le vent souffle, la Tour Eiffel clignote, le bateau retrouve le quai inondé et la ballade se termine à pieds sur les Champs-Elysées...
Belle journée.