Humeur de gare parisienne un vendredi ensoleillé d’avril, les heures passent et se ressemblent avant qu’enfin je puisse monter à bord du TEOZ qui m’emmène passer quelques jours en Auvergne. L’arrivée à Clermont-Ferrand se teinte d’un camaïeu pourpre, la chaîne des puys se dessinent dans le paysage, tâches sombres sur un coucher de soleil printanier, quelle belle entrée en matière!
Le week-end a commencé par la visite du musée de la céramique à Lezoux, que vous y soyez sensibles ou non, si vous passez par là, allez-y! La visite guidée est intéressante pour tous et le musée vaut le détour!
Par la suite, chaussures de marches aux pieds, direction le Grand Canyon! Croyez moi, l’Auvergne cache des secrets bien gardés, des vallées-aux-merveilles, simplement naturelles et belles…Cherchez ou bien comme moi, laissez-vous guider, peut-être découvrirez-vous les mottes enchantées!
Dans le calme, le paisible, le serein, promenade au gré des chemins plus ou moins tracés, sentiment d’immensité et de vulnérabilité devant une telle beauté, agréable proximité, sensible promiscuité, j’étais déjà impressionnée!
L’après-midi passait, dans les ruelles étroites de Boudes, petit village de charme et de caractère bordé de vignes puis dans le centre-ville d’Issoire et son abbatiale romane ornée de symboles, de motifs colorés et à l’allure quasi-ottomane.
La ballade s’est achevée sur les hauteurs de MontPeyroux, charmant village médiéval où les couleurs vives des volets tranchent harmonieusement avec les vieilles pierres, pendant que le soleil baissait sur les clochers d’Auvergne, encore un peu de quiétude et de sérénité…comme c’est reposant, agréable! Je suis partie là-bas sans montre et j’aurai voulu que le temps s’y arrête, loin du stress, loin du nord, loin du bruit…
Et pour terminer cette belle journée, j’ai dégusté une spécialité du maître Castel, la truffade: tomme fraîche pommes de terres, ail, jambon d’Auvergne! Unique!
Comme quoi…le bonheur c’est simple!