Une lueur pastel, fraîche et parfumée de printemps se pâme sur la capitale en ce samedi matin de mars, alors que nous passons le porche de la cour carrée du Louvre, devant nous la pyramide vitrée étincelle dans sa controverse et la place du Carrousel s'habille tranquillement des premiers touristes, invitation à un voyage à travers les siècles...
Telle la machine à remonter le temps, les escaliers du Hall Napoléon nous descendent dans les entrailles de l'ancien palais royal et nous nous dirigeons d'un pas décidé vers l'aile Sully où se trouvent exposés les restes des civilisations orientales, égyptiennes ou encore greco-romaines. Voyage dans le somptueux des salles marbrées, dans les cultures et les traditions passées, voyage dans la stupéfaction qui s'étale et surprend le long des grands couloirs, au détour d'un escalier, d'une fenêtre...
Nous traversons l'antiquité, de l'ère mésopotamienne à l'art étrusque en croisant sphinx et sarcophages puis nous changeons d'époque en partons nous émerveiller devant les restes d'un Louvre moyenageux, le donjon s'élève du sol et cache quelques salles basses où se croisent les ogives, les colonnes et où repose le mystère d'un temps obscure et mytique.
L'après-midi est bien engagée, retour sur la terre, promenade dans le Paris de 2008 direction l'île de la Cité et le parvis de Notre-Dame. Les touristes de tous les horizons s'agglutinent devant la cathédrale, nous entrons, saisis comme chacun chaque fois, par la solenité du lieu, par son imposante majesté. Puis direction la crypte, à quelque pas de la gothique, nous descendons une nouvelle fois dans les racines de Paris, ou plutôt dans un Lutèce gallo-romain de la fin du IIIè siècle résolumment installé sous les pavés du parvis. Nouveau voyage à l'époque des invasions germaniques, dans l'avant Clovis, à l'époque où Paris n'était pas encore Paris et n'était surtout pas encore la capitale d'une France qui n'existait pas!
Ainsi, la journée s'est achevée et avec elle l'escapade parisienne, dans les profondeurs de la gare de lyon, les RER chargés de supporters bleus et rouges ont fini par m'emmener attendre un train à la gare du nord...retour dans la vie réelle, dans le Paris puant et gris de la RATP!